Les Assises de l’ONA : un nouveau cadre de dialogue pour transformer l’institution
L’Office National d’Assurance-Vieillesse (ONA) a officiellement lancé, le vendredi 22 mai 2026, la première édition des « Assises de l’ONA », une initiative présentée par la Direction générale comme une nouvelle dynamique de gouvernance interne visant à renforcer le dialogue entre l’administration et les employés.
Portée par la Directrice générale, Lovely François, cette démarche entend instaurer un espace permanent d’écoute, de concertation et de réflexion collective autour des principaux défis auxquels fait face l’institution. Pour cette première rencontre, plus de 90 inspecteurs et dépisteurs ont été réunis dans une même salle, une première dans l’histoire récente de l’ONA.
Au cours des échanges, les participants ont abordé plusieurs problématiques liées à leur travail quotidien, notamment les contraintes opérationnelles, les difficultés logistiques, les besoins d’accompagnement ainsi que les réalités rencontrées sur le terrain dans le cadre du recouvrement des cotisations et de l’identification des entreprises affiliées. Plusieurs propositions ont également été formulées afin d’améliorer le fonctionnement de l’institution et de renforcer son efficacité administrative.
À travers cette initiative, la Direction générale affirme vouloir promouvoir une nouvelle culture administrative fondée sur la proximité, la transparence et la reconnaissance de la parole des employés. Selon Lovely François, aucune réforme durable de l’institution ne pourra être envisagée sans l’implication active des ressources humaines et sans une meilleure compréhension des réalités du terrain.
Durant plusieurs heures, les inspecteurs et dépisteurs ont pu s’exprimer librement sur leurs attentes, leurs difficultés et leurs ambitions pour l’avenir de l’ONA. Chaque intervention, selon les organisateurs, a été accueillie comme une contribution au processus de transformation institutionnelle engagée par la Direction générale.
L’ONA précise que ces assises ne se limitent pas à un simple exercice de communication, mais qu’elles doivent devenir un véritable mécanisme de gouvernance participative permettant d’identifier collectivement les obstacles à la performance institutionnelle et de faire émerger des solutions concrètes et durables.
La Direction générale annonce que ces rencontres seront désormais organisées chaque dernier vendredi du mois et qu’elles seront progressivement étendues aux différentes régions du pays afin de permettre à l’ensemble des employés, quel que soit leur poste ou leur localisation, de participer à ces espaces de dialogue.
À travers cette nouvelle approche, l’ONA entend renforcer la cohésion interne, restaurer la confiance entre l’administration et les employés, améliorer les conditions de travail et faire de la transparence un véritable outil de gouvernance.
Dans un contexte où plusieurs institutions publiques sont appelées à moderniser leur fonctionnement et à renforcer leur proximité avec leurs ressources humaines, l’ONA affirme vouloir construire une administration davantage tournée vers l’écoute, la participation et l’action collective.
Pour les responsables de l’institution, les Assises de l’ONA doivent ainsi devenir un rendez-vous régulier consacré à la vérité, au dialogue interne et à la transformation durable de l’institution.
Radio écoute fm
Longtemps attaquée, parfois caricaturée, la directrice générale de l’Office National d’Assurance (ONA) vient d’obtenir une maîtrise en Comptabilité et Finance à Alabama State University, aux États-Unis. Au-delà d’une réussite personnelle, cet accomplissement soulève une question plus large : celle de la place du mérite dans la vie publique haïtienne.
Dans les sociétés fragiles, les réussites intellectuelles dérangent souvent davantage que les échecs politiques. Elles dérangent parce qu’elles réintroduisent dans le débat public une notion devenue inconfortable : celle du mérite.
L’annonce, ce mois-ci, de l’obtention par Lovely François d’une maîtrise en Comptabilité et Finance à Alabama State University dépasse largement le cadre d’un accomplissement académique personnel. Elle constitue également une réponse factuelle silencieuse mais redoutablement efficace à tous ceux qui, depuis des mois, avaient choisi le terrain de la rumeur et de la désinformation pour attaquer son parcours.
Car il faut avoir l’honnêteté de le reconnaître : certains détracteurs avaient publiquement remis en question son passage même à cet établissement, insinuant que cette trajectoire universitaire relevait davantage du récit politique que de la réalité académique. Or, les faits sont têtus. Les diplômes sérieux ne se construisent ni dans les campagnes de dénigrement ni dans les commentaires des réseaux sociaux. Ils s’obtiennent dans le silence des bibliothèques, dans la rigueur des examens, dans les nuits de travail et dans une discipline personnelle que peu acceptent réellement d’endurer.
Une question qui dépasse la personne
Réduire cette réussite à une simple réponse aux critiques serait néanmoins une erreur d’analyse. Ce qui se joue ici est plus profond. Dans une Haïti traversée par l’effondrement des repères, le départ massif des cerveaux et la banalisation de la médiocrité institutionnelle, voir une haute responsable publique poursuivre et achever une formation universitaire avancée dans un domaine aussi stratégique que la comptabilité revêt une portée presque politique.
Parce qu’en réalité, le drame haïtien n’est pas seulement économique ou sécuritaire. Il est aussi intellectuel. Depuis trop longtemps, le pays fonctionne dans une culture de l’improvisation chronique où l’apparence de pouvoir remplace la préparation, où les titres circulent plus vite que les compétences, et où l’excellence devient presque suspecte.
« L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde. »
— Nelson Mandela
Un message pour une génération tentée par le découragement
Diriger une institution publique dans un contexte national aussi complexe que celui d’Haïti exige déjà une pression considérable. Mais poursuivre simultanément un cursus universitaire de haut niveau témoigne d’une certaine conception du leadership : celle qui considère que les responsabilités publiques ne dispensent jamais de l’effort intellectuel. Cette nuance est fondamentale.
Derrière cette réussite se cache surtout un message adressé à une génération tentée par le découragement. À ces jeunes qui doutent encore de l’utilité des études. À ceux qui pensent que les rêves deviennent impossibles en Haïti. Le parcours de Lovely François rappelle une vérité essentielle : les études restent l’un des rares instruments capables de modifier durablement un destin pas immédiatement,pas facilement, mais profondément.
Haïti n’a plus le luxe de l’amateurisme
Les grandes démocraties modernes ne se construisent pas uniquement autour de figures politiques populaires. Elles se construisent autour de femmes et d’hommes capables de comprendre les mécanismes financiers, les politiques publiques et les exigences contemporaines de gestion institutionnelle. Haïti aura besoin, dans les années à venir, de gestionnaires capables d’analyser les finances publiques, de responsables capables d’associer vision politique et compétence technique.
Aujourd’hui, au-delà des débats politiques et des querelles habituelles, cette maîtrise obtenue à Alabama State University mérite d’être regardée pour ce qu’elle représente réellement : la démonstration que le savoir reste encore une forme de résistance. Une résistance contre la médiocrité. Une résistance contre le cynisme. Une résistance contre cette dangereuse idée selon laquelle l’excellence n’aurait plus de valeur en Haïti.
Les nations meurent lorsque leurs élites cessent d’étudier. Mais elles renaîssent lorsque leur jeunesse recommence à croire dans la puissance du savoir. Dans un pays où l’on détruit souvent plus vite qu’on ne construit, il devient urgent de réapprendre à célébrer les victoires intellectuelles.
« Lorsqu’une société commence à mépriser l’intelligence, elle prépare silencieusement sa propre chute. »
Tribune publiée par Scoop-Info
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La justice américaine a franchi une nouvelle étape dans le dossier de l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse. Ce vendredi 8 mai 2026, un jury fédéral de Miami a reconnu coupables quatre hommes accusés d’avoir participé au complot ayant conduit à la mort du chef d’État, assassiné le 7 juillet 2021 dans sa résidence privée située à proximité de Port-au-Prince. Le verdict est tombé après plusieurs semaines d’audiences marquées par de nombreux témoignages et la présentation de preuves électroniques par les procureurs fédéraux.
Les condamnés sont Antonio Tony Intriago, Arcángel Pretel Ortiz, James Solages et Walter Veintemilla. Selon l’accusation, ils auraient contribué au recrutement et au financement d’anciens militaires colombiens envoyés en Haïti pour mener l’opération. Les procureurs soutiennent que le plan initial visait une prise de pouvoir politique avant de se transformer en projet d’assassinat. Les enquêteurs américains affirment également que les conspirateurs espéraient bénéficier de contrats lucratifs après le changement de régime.
Durant le procès, les jurés ont examiné des échanges de messages cryptés, des armes récupérées en Haïti ainsi que les déclarations de plusieurs coaccusés ayant collaboré avec la justice. Martine Moïse, blessée lors de l’attaque, a livré un témoignage devant la cour fédérale. Les quatre hommes risquent désormais une peine de prison à vie. En Haïti, l’enquête judiciaire suit son cours avec des dizaines de personnes déjà inculpées dans cette affaire qui continue de secouer la vie politique nationale.
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Les autorités haïtiennes ont annoncé, ce vendredi 8 mai 2026, une diminution des prix de la gazoline et du diesel sur le marché national. L’annonce a été faite à Pétion-Ville lors d’une conférence de presse du Conseil Consultatif de Suivi du Marché Pétrolier, en présence de représentants du Ministère de l’Économie et des Finances (MEF). La mesure prévoit une baisse de 25 gourdes sur chacun des deux produits, alors que le prix du kérosène reste inchangé.
Désormais, le gallon de gazoline est fixé à 700 gourdes contre 725 auparavant, tandis que le diesel passe de 850 à 825 gourdes. Le kérosène demeure à 845 gourdes le gallon. Selon les autorités, cette révision tarifaire vise à tenir compte des fluctuations observées sur les marchés pétroliers internationaux et des réalités économiques du pays. Le Conseil Consultatif affirme avoir soumis plusieurs recommandations au gouvernement avant l’adoption de cette décision.
Radio écoute fm
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Le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, a dressé ce vendredi 24 avril 2026 un bilan positif de son déplacement officiel aux États-Unis, lors d’un point de presse tenu à l’aéroport international Toussaint Louverture, à Port-au-Prince. Entouré de membres de son gouvernement et de hauts responsables de l’État, il a mis en avant les retombées concrètes de cette mission diplomatique, axée sur le renforcement des partenariats internationaux au service de la sécurité nationale et de la relance économique.
Le chef du gouvernement a souligné l’importance des rencontres bilatérales qu’il a eues avec plusieurs institutions financières internationales, notamment la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et la Banque interaméricaine de développement. Ces échanges ont porté sur la mise en œuvre de programmes à fort impact, orientés vers l’investissement et la création d’emplois, considérés comme des leviers essentiels pour lutter contre l’insécurité. Le Premier ministre a rappelé que chaque emploi généré constitue une réponse directe aux défis sécuritaires auxquels fait face le pays.
Sur le plan sécuritaire et politique, Alix Didier Fils-Aimé a évoqué le soutien renouvelé de partenaires internationaux, dont Albert Ramdin et Marco Rubio, en faveur du rétablissement de l’autorité de l’État en Haïti. Il a plaidé pour le déploiement complet de la Force de Répression des Gangs (FRG) et le renforcement du système électoral.
Radioecoutefm
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Au moins 30 personnes ont perdu la vie samedi lors d’une bousculade survenue à la Citadelle Laferrière, dans le nord d’Haïti, selon les autorités locales. Le drame s’est produit sur ce site historique très fréquenté, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, alors qu’une foule nombreuse, composée en grande partie de jeunes et d’étudiants, participait à une célébration annuelle.
D’après la Protection civile, la bousculade aurait éclaté à l’entrée de la forteresse, où une forte affluence combinée à des conditions météorologiques difficiles aurait contribué à la panique. Les responsables ont averti que le bilan pourrait encore s’alourdir, plusieurs personnes étant toujours portées disparues ou blessées.
Les autorités haïtiennes ont exprimé leurs condoléances aux familles des victimes et annoncé l’ouverture d’une enquête pour comprendre les circonstances exactes du drame. Cet événement survient dans un contexte déjà marqué par une instabilité persistante et une recrudescence de la violence dans le pays, aggravant davantage la situation humanitaire.