14.04.2026

Le président du Kenya alerte sur la fin de la mission en Haïti et presse l’ONU d’assurer une transition

Alors que la mission internationale en Haïti approche de son échéance, le président kényan William Ruto appelle le Conseil de sécurité des Nations Unies à organiser une sortie responsable.

Lors du deuxième sommet Afrique-CARICOM, tenu ce dimanche à Addis-Abeba, en Éthiopie, le président du Kenya, William Ruto, a exprimé ses préoccupations concernant l’avenir de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MSS) en Haïti. Cette opération, dirigée par Nairobi, devrait prendre fin en octobre prochain, alors que la situation sécuritaire du pays caribéen demeure critique.

« Avec l’expiration prochaine du mandat actuel, nous avons souligné l’urgence pour le Conseil de sécurité de guider une transition responsable et opportune », a déclaré le président Ruto sur le réseau social X (anciennement Twitter), à l’issue d’une réunion bilatérale avec la Première ministre de la Barbade, Mia Mottley.

Une mission sous tension

Lancée en 2024, la MSS a pour objectif de soutenir les forces de sécurité haïtiennes dans leur combat contre les gangs armés, qui contrôlent aujourd’hui près de 90 % de Port-au-Prince et d’autres zones clés du territoire.

Composée d’environ 1 000 membres, en majorité des forces kényanes, la mission est le fruit d’une initiative haïtienne, approuvée par l’ONU en 2023 et soutenue financièrement par les États-Unis.

La crise s’aggrave sur le terrain

Malgré la présence internationale, la violence continue d’augmenter. Selon un rapport récent de l’ONU, Haïti a enregistré plus de 4 000 homicides volontaires au cours du premier semestre de 2025, soit une hausse de 24 % par rapport à l’année précédente. Parallèlement, environ 1,3 million de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays en raison des violences.

Et après ?

Alors que le mandat de la MSS touche à sa fin, l’incertitude demeure quant à la suite de l’engagement international en Haïti. Le président Ruto insiste : une transition mal préparée pourrait laisser le pays encore plus vulnérable face aux violences et à l’instabilité politique.

Il revient désormais au Conseil de sécurité de l’ONU de décider des prochaines étapes. Mais le temps presse.

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