SECURITE

Haïti : L’insécurité frappe à nouveau, le Dr Laurent Bauger abattu à Delmas 31

Ce mardi matin, Haïti a été secouée par une nouvelle manifestation de la violence qui ravage le pays. Le Dr Laurent Bauger, ancien Secrétaire d’État à la Population sous le gouvernement d’Ariel Henry, a été abattu en plein jour par des individus armés à Delmas 31, un quartier de Port-au-Prince. Ce crime odieux, survenu en pleine lumière, a choqué la population et ravivé les inquiétudes sur l’insécurité grandissante qui gangrène Haïti depuis plusieurs années.

Les habitants de Delmas 31, témoins de ce drame, sont encore sous le choc. Beaucoup dénoncent une situation devenue intenable, où la peur est omniprésente et où personne, même les figures publiques, n’est à l’abri. Le quartier, naguère un lieu de vie relativement calme, est aujourd’hui un terrain de plus en plus contrôlé par des gangs violents, au point où les résidents vivent dans une angoisse permanente. Ce matin, le Dr Bauger, reconnu pour son engagement dans le secteur de la santé publique, a payé de sa vie son rôle dans la politique haïtienne, devenant une victime de plus dans le cycle de violences.

Une réaction de plus en plus désespérée de la population

Alors que les premiers témoins se précipitaient sur les lieux pour porter secours, un climat de terreur s’est rapidement installé. Les voix des habitants de Delmas 31, choqués et révoltés, dénoncent la montée en puissance des gangs et l’incapacité des autorités à maîtriser la situation. « Personne n’est à l’abri. C’est une guerre sans fin », a déclaré un résident, encore sous le coup de l’émotion. Les habitants réclament des réponses et un soutien plus actif des autorités, qui, selon eux, semblent bien trop lentes à réagir face à l’ampleur du problème.

La situation sécuritaire en Haïti s’est gravement détériorée ces dernières années, avec des attaques de plus en plus fréquentes et des zones entières sous le contrôle de groupes armés. La violence est devenue une réalité quotidienne pour des millions de Haïtiens, qui vivent dans l’incertitude et la peur constante. Le meurtre du Dr Laurent Bauger est, pour beaucoup, le symptôme d’une impuissance de l’État à protéger ses citoyens et à restaurer l’ordre.

Le silence des autorités et la colère croissante

Malgré la gravité de la situation, les autorités haïtiennes semblent peiner à réagir de manière efficace. Le gouvernement n’a pas encore fait de déclaration officielle sur l’assassinat du Dr Bauger, et aucune mesure concrète n’a été annoncée pour renforcer la sécurité dans la capitale. Ce silence, conjugué à une absence de solutions réelles, alimente la colère des citoyens. Pour eux, la lenteur des réactions gouvernementales est un signe de plus que l’État est dépassé par les événements.

Les organisations des droits de l’homme, ainsi que plusieurs acteurs politiques et sociaux, ont rapidement condamné ce meurtre et appelé à une action immédiate pour restaurer la sécurité dans le pays. Cependant, le climat d’insécurité semble avoir paralysé la capacité d’action de l’État, qui peine à établir son autorité dans un contexte de violence croissante et d’influence grandissante des gangs.

 Un pays à la dérive

L’assassinat du Dr Laurent Bauger ne fait que souligner l’urgence de la situation en Haïti. Les Haïtiens, meurtris par des années de crise politique et économique, se retrouvent aujourd’hui piégés dans un tourbillon de violence où l’impunité semble régner en maître. Le pays, autrefois symbole de résilience, semble à la dérive, incapable de trouver une issue à la spirale de violence qui le dévore de l’intérieur.

Tant que les autorités ne prendront pas des mesures fortes pour restaurer la sécurité et défendre la population, le cycle de violences ne cessera de s’aggraver. La colère et la frustration des citoyens haïtiens risquent de grandir, menaçant l’avenir du pays dans un contexte de plus en plus incertain.

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